Une première mondiale : un essai sur le cancer de la prostate montre qu’un nouveau traitement est « sûr et efficace »

L’essai LuTectomy a été mené par une équipe du Peter MacCallum Cancer Centre.
Le financement de Movember a soutenu un essai clinique inédit à l’échelle mondiale, qui a démontré que le traitement au Lu-PSMA est sûr et efficace chez les hommes ayant récemment reçu un diagnostic de cancer localisé de la prostate.
Grâce à la générosité de notre communauté Movember, nous avons pu soutenir un essai clinique inédit à l’échelle mondiale qui a démontré que le traitement au Lu-PSMA est sûr et efficace chez les hommes ayant récemment reçu un diagnostic de cancer localisé de la prostate.
Le traitement standard du cancer localisé de la prostate à risque élevé (lorsque le cancer ne s’est pas encore propagé à d’autres organes, mais qu’il présente un risque élevé de progression) est la chirurgie ou la radiothérapie.
Cependant, dans environ la moitié des cas, malgré tous les efforts du personnel soignant, le cancer réapparaîtra et continuera de croître et de se propager dans tout le corps.
Au cours des 10 dernières années, Movember a joué un rôle de premier plan dans le financement du développement d’un nouveau type de traitement appelé la thérapie au Lu-PSMA. Celle-ci consiste à « cartographier » les cellules cancéreuses de la prostate (qui peuvent être aussi petites qu’un grain de riz) au moyen d’une TEP, puis à les traiter avec un médicament qui libère une charge radioactive.
Bien que ce nouveau traitement ait été approuvé pour certains hommes atteints d’un cancer avancé de la prostate, l’essai LuTectomy visait à déterminer si les hommes atteints d’un cancer localisé de la prostate à risque élevé pourraient bénéficier du traitement par Lu-PSMA en plus de la chirurgie standard.
Mené par une équipe du Peter MacCallum Cancer Centre à Melbourne, l’essai a démontré pour la première fois que le traitement au Lu-PSMA pouvait être administré en toute sécurité aux hommes avant leur opération, sans nuire à l’intervention chirurgicale ni au rétablissement postopératoire.
En effet, contrairement à la radiothérapie conventionnelle, qui peut endommager les tissus environnants et compliquer une intervention chirurgicale ultérieure, le rayonnement utilisé dans le traitement au Lu-PSMA ne parcourt que 1 mm.
D’autres recherches sont nécessaires pour déterminer si la nouvelle approche pourrait empêcher complètement la récidive du cancer de la prostate, ce qui révolutionnerait à l’avenir la façon de traiter les hommes atteints d’un cancer localisé de la prostate à risque élevé.
La Dre Sarah Hsiao, directrice de la recherche biomédicale et de l’impact chez Movember, a déclaré : « L’essai LuTectomy a été la première étude au monde à examiner l’utilisation du traitement par Lu-PSMA dans ce contexte.
« Bien que des recherches supplémentaires reposant sur des essais cliniques à plus grande échelle soient nécessaires pour confirmer si cette nouvelle approche peut améliorer le taux de guérison chez les hommes dont le cancer de la prostate ne s’est pas encore propagé à grande échelle, cet essai nous a offert une occasion unique de mieux comprendre comment les tumeurs de la prostate répondent au traitement par Lu-PSMA.
« Entre-temps, nous sommes fiers d’avoir soutenu des travaux de recherche qui ouvrent la voie à la mise au point de nouveaux traitements susceptibles d’améliorer le taux de guérison chez les hommes dont le cancer de la prostate présente un risque élevé d’évoluer vers une maladie mortelle. »
L’essai LuTectomy a été financé par la Prostate Cancer Research Alliance, une initiative conjointe du gouvernement australien et de Movember. Il a été présenté au congrès annuel de l’EAU, à Milan, en mars 2023.





