Un projet de Movember vise à accélérer les essais cliniques de deux ans afin que les hommes aient accès plus rapidement à de nouveaux traitements

Homme d’âge moyen assis dans un café, regardant l’objectif.

La recherche a examiné les données de plus de 8 500 hommes ayant participé à neuf essais différents.

Un nouveau projet vise à accélérer les essais cliniques sur le cancer de la prostate afin que les hommes puissent bénéficier plus rapidement de nouveaux traitements contre le cancer.

De nouveaux traitements contre le cancer de la prostate pourraient être offerts aux hommes deux ans plus tôt grâce à un projet soutenu par Movember qui vise à accélérer les essais cliniques sur le cancer de la prostate partout dans le monde.

On espère que de nouvelles recherches menées par la Dre Susan Halabi, professeure de biostatistique et de bio-informatique à la faculté de médecine de l’Université Duke, et présentées lors de la réunion de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago le , pourraient permettre l’approbation de nouveaux traitements contre le cancer de la prostate près de deux ans plus tôt qu’il n’est actuellement possible de le faire.

Les travaux de recherche de la Dre Halabi, qui ont été financés dans le cadre d’un défi de la PCF et de la Movember Foundation en 2018, ont analysé les données de plus de 8 500 hommes ayant participé à neuf essais différents. Ils ont montré que la période pendant laquelle un homme vit sans que son cancer progresse (appelée « survie sans progression ») peut raisonnablement servir à prédire combien de temps il vivra au total (ce qu’on appelle aussi la « survie globale »).

En moyenne, la survie sans progression peut être évaluée environ deux ans avant la survie globale. Cela signifie que les futurs essais pourraient être plus courts et que les hommes pourraient avoir accès à de nouveaux traitements de façon sécuritaire et plus rapidement qu’à l’heure actuelle.

La Dre Sarah Hsiao, directrice de la recherche biomédicale et de l’impact chez Movember, a déclaré : « La mise au point d’un nouveau traitement contre le cancer prend souvent de nombreuses années, notamment parce qu’il faut beaucoup de temps pour en évaluer l’efficacité dans le cadre d’études cliniques. Les travaux de recherche du Dr Halibi pourraient réduire considérablement ce délai grâce à une autre méthode d’évaluation de l’efficacité du traitement.

« Nous attendons avec intérêt la validation de l’utilisation de la survie sans progression pour évaluer l’efficacité des traitements, ce qui permettra aux hommes atteints d’un cancer de la prostate d’accéder plus rapidement à de nouveaux traitements. »

La Dre Halabi a déclaré : « Les résultats des essais cliniques de phase III menés auprès d’hommes atteints d’un cancer métastatique de la prostate sensible aux hormones peuvent prendre une décennie à obtenir si la survie est utilisée comme critère d’évaluation principal. Cette analyse souligne l’importance de cerner des marqueurs intermédiaires de la survie et de tirer le meilleur parti des données recueillies dans le cadre d’essais cliniques internationaux. Bien que les résultats soient prometteurs, l’objectif est d’aller encore plus loin et de démontrer à NICE, à la US Food and Drug Administration et à d’autres organismes de réglementation la valeur de l’utilisation de ces critères de substitution dans de nouvelles études. »

« Dans l’état actuel des choses, cela a d’énormes répercussions sur les futurs essais sur le cancer de la prostate — en permettant d’établir plus rapidement l’efficacité d’un traitement, on économise du temps et de l’argent et, surtout, on sauve des vies. Nous espérons qu’il ne s’agit que d’une première étape et que nous trouverons des moyens d’offrir encore plus rapidement des traitements efficaces aux hommes à l’avenir. »

Charles Ryan, M.D., président et chef de la direction de la Prostate Cancer Foundation, a déclaré : « Ces résultats nous permettent de mieux comprendre l’évolution naturelle du cancer de la prostate et, surtout, pourraient contribuer à raccourcir la durée des essais cliniques essentiels nécessaires pour offrir de nouveaux traitements aux patients. »

L’équipe cherche maintenant à déterminer si d’autres mesures précoces pourraient servir à prédire la survie globale, ce qui pourrait réduire davantage le temps nécessaire à la réalisation d’essais randomisés de phase III.

Le projet de recherche multinational a été dirigé par le Dr Halabi au nom de la STOPCaP Collaboration, grâce au financement de Movember, de la Prostate Cancer Foundation, du UKRI Medical Research Council et de Prostate Cancer UK.

Le projet STOPCaP fait partie d’ICECaP, un consortium mondial regroupant des chercheurs et des représentants de patients, qui vise à élaborer une approche stratégique concertée afin de réduire le nombre de décès causés par le cancer de la prostate partout dans le monde.

Publié le 14 juin 2022
Mis à jour 29 août 2026

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