Le prince Harry se joint à Movember pour réclamer un dépistage de la santé mentale chez les nouveaux pères

Le prince Harry s’exprimant sur scène.

Le rapport révèle l’ampleur des besoins non comblés en matière de soutien en santé mentale pour les pères.

Le prince Harry, duc de Sussex, se joint à Movember pour lancer une nouvelle étude de l’Institut Movember de la santé masculine.

Le prince Harry, duc de Sussex, s’est joint au Dr Zac Seidler, directeur mondial de la recherche chez Movember, au Whitten Oval des Western Bulldogs, le mercredi 15 avril, pour présenter une nouvelle étude du Movember Institute of Men’s Health.

Le rapport « Bien plus qu’un pourvoyeur » révèle l’ampleur des besoins non comblés en matière de soutien en santé mentale chez les pères australiens et met en lumière les importantes lacunes dans le soutien que le système de santé offre aux papas.

Des experts en santé masculine ont uni leurs forces lors de l’événement pour demander au gouvernement australien d’instaurer un dépistage systématique des problèmes de santé mentale chez les nouveaux pères afin de lutter contre leurs importantes répercussions sur la santé, qui passent souvent inaperçues. L’événement a reçu l’appui de défenseurs de la santé masculine, dont le député Dan Repacholi, de joueurs des Bulldogs, dont Tom Liberatore, ainsi que de pères issus de groupes communautaires locaux et de représentants d’organismes de premier plan œuvrant auprès des parents et des familles qui soutiennent l’appel de Movember.

Le rapport a révélé que trois nouveaux pères sur cinq n’ont jamais été interrogés sur leur santé mentale pendant la grossesse de leur partenaire ni au cours de la première année suivant la naissance. Cette constatation s’inscrit dans un contexte où 1 père sur 4 a qualifié sa santé physique ou mentale de mauvaise ou de passable au cours de sa première année de paternité, et où 1 père sur 5 a déclaré se sentir plus isolé ou plus seul depuis qu’il est devenu père.

Le Dr Zac Seidler, directeur mondial de la recherche à l’Institut Movember et lui-même récemment devenu père pour la première fois, a déclaré que les résultats témoignent d’une occasion manquée à un moment où les hommes semblent plus disposés que jamais à prendre leur santé en main.

Il a déclaré : « La paternité est l’un des rares moments où les hommes interagissent activement avec le système de santé et réfléchissent à leur bien-être. Pourtant, trop souvent, personne ne leur demande comment ils vont vraiment. Nous voyons une génération de pères plus présents, plus engagés sur le plan émotionnel et déterminés à être là pour leur famille, mais les structures nécessaires pour les soutenir ne sont pas en place, particulièrement en ce qui concerne leur santé mentale. »

Le prince Harry a parlé des conséquences de refouler ses émotions lorsqu’on devient père. « Il n’existe aucun scénario où l’on peut tout garder en dedans et où ça finit simplement par disparaître. Ça s’accumule, ça prend de l’ampleur — et on peut en arriver à un point où l’on n’est plus utile à personne, et c’est une situation dans laquelle on ne veut jamais se retrouver. »

« Le simple fait d’être vu, reconnu et de se faire demander comment ça va comme père peut tout changer. Trop d’hommes traversent cette période sans que personne prenne de leurs nouvelles, même s’il s’agit d’un moment si important dans leur vie. »

Gautam Raju, directeur mondial des politiques et de la défense des intérêts à l’Institut Movember et père de deux enfants, a déclaré que les résultats mettent en évidence une possibilité claire et concrète de réforme : « Les futurs et nouveaux pères sont présents, motivés et déjà en contact avec les services, mais il n’existe aucun mécanisme uniforme pour les soutenir. C’est une lacune à laquelle nous devons remédier. Le dépistage systématique des problèmes de santé mentale chez les pères est une mesure simple et concrète qui pourrait faire une réelle différence pour les familles, et le gouvernement devrait l’examiner de près. »

À la lumière de ces résultats, Movember, des pères issus de groupes communautaires locaux ainsi que des représentants d’organismes de premier plan œuvrant auprès des parents et des familles demandent que les pères soient mieux reconnus dans le système de santé, notamment par la mise en place d’un dépistage systématique des problèmes de santé mentale tout au long de la période périnatale, afin qu’aucun père ne passe entre les mailles du filet.

Le prince Harry a déclaré : « Tu n’es pas seul. Ce rapport de [Movember] montre que beaucoup de pères vivent les mêmes choses — c’est compliqué, ce sont des montagnes russes, et il y a des moments où tu te remets en question, mais nous ne devrions pas nous juger pour autant. »

Voici les principales conclusions du rapport :

Une génération de pères plus présents

  • 84 % affirment que la paternité a donné plus de sens à leur vie, et 74 % disent qu’elle les a aidés à devenir une meilleure version d’eux-mêmes
  • 72 % participent davantage aux soins quotidiens que leur propre père, tandis que 74 % disent « Je t’aime » plus souvent qu’ils ne l’ont eux-mêmes entendu
  • 75,6 % accordent plus d’importance à leur rôle de père qu’à la réussite professionnelle

De lourdes conséquences sur la santé, souvent cachées

  • 1 père sur 4 affirme que sa santé physique ou mentale est mauvaise ou passable au cours de sa première année de paternité
  • Près de 1 père sur 5 affirme se sentir plus isolé ou seul depuis qu’il est devenu père
  • Les difficultés courantes comprennent le manque de sommeil (45 %), l’anxiété ou la peur de l’échec (33 %) et les conflits entre le travail et la vie personnelle

Les difficultés financières creusent les inégalités dans les résultats

  • Les pères qui subissent des pressions financières sont presque deux fois plus susceptibles de voir leur santé mentale passer inaperçue auprès des professionnels de la santé
  • Ils sont également six fois plus susceptibles de déclarer une mauvaise santé physique et cinq fois plus susceptibles de déclarer une mauvaise santé mentale

Une occasion manquée dans le système de santé

  • On n’a pas posé de questions à 3 pères sur 5 au sujet de leur santé mentale pendant la grossesse ou au cours de la première année suivant la naissance
  • Seulement 39 % des pères estimaient que les professionnels de la santé avaient fait un effort manifeste pour les préparer à la paternité

Les répercussions touchent toute la famille

  • Plus de 60 % des pères affirment que leurs difficultés émotionnelles ont des répercussions sur leur partenaire et leurs enfants
  • Parallèlement, 78 % affirment que le fait de devenir père les a amenés à accorder plus d’importance à leur santé

Movember demande :

  • Dépistage systématique des problèmes de santé mentale chez les pères tout au long de la période périnatale
  • Un investissement accru dans la formation des professionnels de la santé afin de mieux mobiliser les pères, notamment en déployant à plus grande échelle des approches fondées sur des données probantes, comme le programme Men in Mind de Movember
  • Élargissement des programmes de soutien communautaire afin de réduire l’isolement chez les pères
Publié le 15 avr. 2026
Mis à jour 29 août 2026

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