Le LuPSMA s’avère prometteur comme traitement de première intention du cancer de la prostate

Une étude inédite à l’échelle mondiale révèle de meilleurs résultats pour les patients atteints du cancer de la prostate
Une étude du Peter MacCallum Cancer Centre, financée en partie par Movember, a mené à une percée dans le traitement du cancer de la prostate à un stade précoce.
Une étude de Peter Mac, financée en partie par Movember, a mené à une percée dans le traitement du cancer de la prostate à un stade précoce.
L’étude UpFrontPSMA a révélé qu’un traitement ciblé reconnu pour traiter le cancer de la prostate à un stade avancé peut aussi améliorer considérablement les résultats chez les patients qui en sont aux premiers stades de la maladie.
Des essais cliniques antérieurs avaient démontré que le traitement au lutétium-177 PSMA-617 – ou LuPSMA – pouvait prolonger la vie et améliorer la qualité de vie des patients atteints d’un cancer métastatique avancé de la prostate qui ont épuisé toutes les autres options de traitement.
L’étude UpFrontPSMA a été la première à évaluer ce traitement chez des patients dont le cancer de la prostate nouvellement diagnostiqué s’était propagé. Peter Mac était le principal centre de recrutement pour cet essai de phase II, auquel ont participé 130 personnes provenant de 11 hôpitaux australiens. L’étude a comparé le traitement de référence actuel – la chimiothérapie – à la chimiothérapie combinée au LuPSMA.
« L’ajout du traitement par LuPSMA à l’approche thérapeutique standard a considérablement amélioré la réponse au traitement par rapport à la chimiothérapie seule », explique le professeur agrégé Arun Azad.
« Nous avons vérifié si l’APS — un marqueur du cancer de la prostate — était indétectable 48 semaines après le traitement. C’était le cas chez 41 % des patients ayant reçu le LuPSMA, comparativement à seulement 16 % de ceux ayant reçu le traitement standard. »
UpFrontPSMA a été financée par la Prostate Cancer Research Alliance (PCRA), qui regroupe Movember et le Medical Research Future Fund du gouvernement australien, avec le soutien de Novartis et d’une subvention du département de la Defence des États-Unis.
Sam McKeown, directeur de la recherche sur le cancer de la prostate chez Movember, déclare : « Movember est fier d’avoir soutenu cette recherche par l’entremise de la Prostate Cancer Research Alliance. Comme le nombre de cas de cancer de la prostate devrait doubler d’ici 2040, il est essentiel de mener des recherches visant à empêcher les cancers de la prostate à risque élevé d’évoluer vers une maladie mortelle. »
Le professeur Michael Hofman, qui dirige le Centre d’excellence en théranostique et en imagerie du cancer de la prostate (ProsTIC) à Peter Mac, ajoute : « Les résultats prometteurs que nous avons observés dans le cadre de l’essai UpFrontPSMA confirment la pertinence de l’approche de la PCRA, qui consiste à soutenir des essais cliniques à haut risque et à fort potentiel. »
L’essai a également reçu le soutien de l’Australian and New Zealand Urogenital and Prostate (ANZUP) Cancer Trials Group. Samantha Oakes, professeure agrégée et directrice générale d’ANZUP, déclare : « ANZUP est extrêmement fière de cette étude, une première mondiale, et les résultats montrent clairement que l’ajout du LuPSMA aux soins standards améliore la vie des personnes atteintes d’un cancer métastatique avancé de la prostate. »
Les résultats « remarquables » de l’essai ont été publiés dans la prestigieuse revue Lancet Oncology et présentés par le professeur agrégé Arun Azad lors du principal congrès européen sur le cancer, le congrès 2024 de l’ESMO (Société européenne d’oncologie médicale).




