Santé mentale
Tu as posé des questions. Ils se sont confiés. Voici la suite.

La prochaine étape est plus facile que tu ne le penses.
Comment aider quelqu’un à trouver du soutien concret, sans dépasser les limites ni essayer de tout régler toi-même.
Tu as pris de ses nouvelles. La personne s’est vraiment confiée à toi. Et maintenant, tu te demandes quoi faire ensuite.
C’est là que la plupart des gens figent. Tu ne veux pas dépasser les limites. Tu ne veux pas empirer les choses. Alors, tu ne fais rien, et ça aussi, ça te fait sentir vraiment mal.
Voici ce qu’il faut retenir : aider quelqu’un à obtenir du soutien, ce n’est pas régler son problème à sa place. C’est connaître quelques prochaines étapes concrètes et rester à ses côtés pendant que cette personne détermine celle qui lui convient.
Ton rôle, c’est d’ouvrir la porte
D’abord, ne te mets pas trop de pression. Tu n’as pas besoin d’être un expert. Ce n’est pas à toi de poser un diagnostic, et tu n’as pas besoin d’avoir toutes les réponses.
Ton rôle, c’est d’ouvrir la porte et d’encourager la personne à passer à l’action. Rien que ça, c’est énorme. Il s’agit de lui montrer que tu as remarqué que quelque chose ne va pas. Que tu tiens à elle. Et que demander de l’aide, c’est un geste de force, pas de faiblesse.
Nous savons que les jeunes ont tendance à se tourner d’abord vers leurs amis quand ça ne va pas. Mais beaucoup hésitent à le faire parce qu’ils ont peur d’être jugés, que des rumeurs circulent ou de paraître faibles.
Le fait que quelqu’un se soit confié à toi signifie qu’il a déjà franchi l’étape la plus difficile. Ce qui se passe ensuite peut faire toute la différence entre aller chercher de l’aide et se refermer. Plus on normalise ce genre de conversation, plus ça devient facile pour tout le monde. Si tu veux te rappeler ce qu’il vaut mieux éviter de faire quand quelqu’un se confie, lis ceci.
Fais-en quelque chose de normal
Quand on parle ensemble de santé mentale, que ce soit dans une équipe, un club ou une famille, tout le monde gagne en confiance. On se sent plus à l’aise d’offrir du soutien et d’en demander pour soi-même.
Alors, si quelqu’un dit vouloir consulter un thérapeute, encourage-le. Si un ami prend rendez-vous chez le médecin, dis-lui que c’est une bonne décision. Si quelqu’un demande de l’aide, réagis comme tu le ferais pour toute autre demande d’aide, parce qu’au fond, c’est tout ce que c’est.
Le plus grand obstacle qui empêche une personne d’obtenir du soutien, ce n’est pas l’accès aux ressources. C’est la peur de ce que les autres vont penser. Tu peux changer les choses simplement en montrant que, pour toi, demander du soutien, c’est tout à fait normal. Pour en savoir plus sur les mythes qui poussent les gens à garder le silence, consulte ceci.

Tu as posé la question. Maintenant, aide-les à passer à la prochaine étape.
Aide-les à trouver la bonne prochaine étape
Tout le monde n’est pas prêt à faire la même chose. La bonne prochaine étape dépend de la personne, de ce qu’elle traverse et d’où elle en est en ce moment.
Voici un aperçu des options, des plus informelles aux services professionnels, pour que tu puisses aider la personne à déterminer ce qui lui convient.
Une personne de confiance
Pour beaucoup de jeunes hommes, le premier pas n’est pas de consulter un professionnel. C’est de se tourner vers une personne de leur entourage avec qui ils se sentent vraiment en confiance. Un membre de la famille, un entraîneur, un enseignant, un coéquipier, un collègue, un mentor.
S’ils ne savent pas trop qui pourrait être cette personne, aide-les à y réfléchir. À qui font-ils confiance? Avec qui pourraient-ils vraiment parler en toute honnêteté? Une personne qui a vécu quelque chose de semblable peut vraiment les aider à obtenir éventuellement un soutien plus formel.
À garder en tête : les personnes qui offrent un soutien informel ne devraient pas essayer de poser un diagnostic. Ce n’est pas leur rôle. Elles peuvent toutefois écouter la personne, être là pour elle et l’encourager à parler à un professionnel si elle a besoin de plus de soutien.
Un médecin
Si la situation dure depuis quelques semaines ou plus, consulter un médecin généraliste ou un médecin de famille est une bonne prochaine étape. Ces professionnels sont formés pour offrir du soutien en santé mentale. Ils peuvent discuter de ce qui se passe et orienter la personne vers la bonne ressource, qu’il s’agisse d’un psychologue, d’un conseiller ou d’un autre type de soutien.
Un psychologue ou un conseiller
Pour un soutien à plus long terme, parler à un professionnel de la santé mentale peut vraiment faire une différence. Un médecin peut l’aider à obtenir une recommandation, ou cette personne peut communiquer directement avec un professionnel.
Ce ne sont pas tous les psychologues qui conviennent à tout le monde, et c’est tout à fait normal. Des facteurs comme leur genre, leur origine culturelle et leur approche, plus formelle ou plus décontractée, peuvent tous avoir leur importance. Encourage la personne que tu soutiens à réfléchir au type de psychologue avec qui elle se sentirait vraiment à l’aise de parler, et à en essayer un autre si le courant ne passe pas avec le premier.
Une ligne d’aide ou un service en ligne
Si la personne n’est pas prête à parler à quelqu’un qu’elle connaît, des services sont accessibles en tout temps par téléphone, texto et clavardage en ligne.
Tu trouveras une liste complète des services ici.
En situation de crise
Si quelqu’un parle de se faire du mal ou de suicide, même si ça semble dit à la légère ou sur le ton de la blague, prends-le au sérieux. Pose-lui directement la question : « Est-ce que tu penses à te faire du mal? » Tu peux poser la question sans crainte. Ça n’aggravera pas la situation.
Si c’est le cas, appelle immédiatement les services d’urgence ou accompagne la personne au service d’urgence le plus proche. Reste avec elle. Dans une telle situation, n’attends pas et n’essaie pas de gérer ça seul.
Et si la personne n’est pas prête?
Ce n’est pas grave. Tu ne peux pas forcer quelqu’un à demander de l’aide. Mais tu peux laisser la porte ouverte. Reprends contact avec cette personne. Fais-lui savoir que tu es toujours là. Il faut parfois plus d’une conversation avant qu’une personne soit prête à faire un premier pas.
La méthode ALEC peut t’aider ici.
Mets ça en pratique
Pense à quelqu’un dans ta vie qui s’est confié à toi récemment, ou à quelqu’un dont tu voulais prendre des nouvelles.
Si quelqu’un t’a déjà dit que ça n’allait pas très bien, reprends contact. Demande-lui s’il a pensé à en parler à quelqu’un. Propose-lui de l’aider à trouver la bonne personne.
Et si tu ne sais pas trop comment amorcer cette conversation, voici un plan de match pour prendre de ses nouvelles.
Tu traverses une période difficile ou tu t’inquiètes pour quelqu’un? Trouve des ressources de soutien ici.





