L’histoire de Glen : trouver le bon parcours de traitement

Portrait d’un homme

Glen Williams, Mo Bro

« J’ai reçu un diagnostic de cancer de la prostate en octobre 2017, à l’âge de 54 ans. J’étais allé dans une clinique de santé privée pour subir un examen médical approfondi et complet. Les médecins de la clinique étaient quelque peu préoccupés par mon taux d’APS, qui s’élevait à 6,71. On m’a ensuite dirigé vers un urologue pour une biopsie. Peu après, j’ai appris que celle-ci était positive et révélait la présence de la maladie.

L’urologue a estimé que j’avais peut-être un cancer de la prostate depuis environ cinq ans. La nouvelle a certainement été un choc, mais compte tenu de mes antécédents en matière d’APS, le diagnostic n’était pas tout à fait une surprise. Ça reste difficile d’entendre « tu as le cancer ».

J’ai immédiatement commencé à me renseigner sur les différentes options de traitement offertes, soit la radiothérapie ou la chirurgie, chacune présentant ses propres avantages et préoccupations.

Au départ, j’ai envisagé de subir une curiethérapie (un type de radiothérapie interne qui consiste à placer plusieurs grains radioactifs dans la prostate pendant une courte période). Cette intervention devait avoir lieu au Sunnybrook Hospital, à Toronto. À cette époque, j’en ai aussi parlé à une collègue. Elle m’a raconté que son mari avait choisi la curiethérapie quelques années auparavant et que son cancer était récemment réapparu. Après avoir entendu son histoire, je suis retourné consulter mon médecin de famille, et un rendez-vous a été pris afin d’obtenir un deuxième avis.

Quelques jours plus tard, le bureau d’Antonio Finelli, au Princess Margaret Cancer Centre de Toronto, a communiqué avec moi. Le Dr Finelli a confirmé que l’ablation de la prostate était nécessaire et qu’elle serait réalisée par chirurgie robotique, une option beaucoup moins invasive. L’intervention a eu lieu en mars 2018. Malheureusement, dès le mois de septembre suivant, mon taux d’APS est redevenu détectable et a commencé à augmenter. On m’a alors prescrit six semaines de radiothérapie quotidienne, combinée à une hormonothérapie par injections trimestrielles (TSA). La première moitié de la radiothérapie s’est bien déroulée, avec peu ou pas d’effets secondaires importants. Vers la mi-parcours, la fatigue s’est installée et de légers effets secondaires de l’hormonothérapie sont apparus, principalement une fatigue accrue, une prise de poids et un brouillard mental. La radiothérapie s’est terminée à la mi-octobre, tandis que l’hormonothérapie par injections de TSA s’est poursuivie pendant les deux années suivantes.

J’ai terminé l’hormonothérapie il y a plus de deux ans. Au bout de 6 à 9 mois, j’ai commencé à me sentir beaucoup plus comme avant. La fatigue avait diminué, je perdais le poids que j’avais pris et mon humeur s’était grandement améliorée. Pendant mes traitements par suppression androgénique, on m’a dirigé vers le Dr Andrew Matthew, psychologue clinicien et de la santé en chef au Princess Margaret Cancer Centre. C’est un professionnel de la santé hors pair. Il m’a énormément aidé, et continue de le faire, à gérer les effets secondaires liés au traitement par suppression androgénique ainsi que les autres difficultés auxquelles les patients atteints du cancer de la prostate doivent faire face. 

Vers la fin de 2020, mon taux d’APS a recommencé à augmenter pour la première fois depuis la fin de l’hormonothérapie, doublant tous les deux à trois mois. Je suis maintenant suivi par le Dr Peter Chung, radio-oncologue au Princess Margaret. En septembre, j’ai récemment passé une TEP à l’APSMA (un nouveau type d’examen utilisé pour détecter rapidement une récidive du cancer de la prostate), qui a révélé de bonnes et de mauvaises nouvelles. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y avait aucun cancer dans ma tête, mon cou, ma colonne vertébrale ni dans la loge prostatique. On soupçonnait toutefois la présence de cellules cancéreuses dans une côte et une omoplate, ce qui a mené à une IRM peu après. Une deuxième TEP à l’APSMA sera bientôt planifiée; on s’attend à ce qu’elle révèle une croissance accrue des cellules cancéreuses ainsi que d’autres foyers possibles de la maladie. Le Dr Chung doit confirmer le moment où les traitements de radiothérapie commenceront, ce qui devrait être au cours des prochaines semaines.

J’ai le sentiment de recevoir les meilleurs soins et le meilleur suivi médical spécialisé qui soient de la part de l’exceptionnelle équipe d’oncologie de PMH, sans compter les soins et l’attention que m’accordent de nombreux autres membres du personnel médical de PMH lors de mes rendez-vous connexes pour des traitements ou des analyses sanguines. Il est très rassurant de savoir que toute décision concernant la suite de mon traitement sera prise en fonction des plus récentes options thérapeutiques et des données fournies par des spécialistes.

Récemment, mon parcours a pris une tournure quelque peu inattendue. J’ai appris que, compte tenu de mes antécédents et de mon diagnostic actuel, je ne peux plus espérer que les traitements finissent par guérir mon cancer de la prostate. Les options thérapeutiques disponibles visent maintenant à prolonger ma vie. La nouvelle est encore récente et je prends le temps de l’assimiler. Malgré tout, je demeure optimiste : il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir, et de nouvelles options thérapeutiques de pointe pourraient bientôt voir le jour et être envisagées. Je peux affirmer avec sincérité et une grande confiance que je suis le meilleur parcours thérapeutique possible.«

À l’approche de la Journée mondiale contre le cancer 2022, Glen raconte son histoire pour aider à sensibiliser les gens à la prévention, au dépistage et au traitement du cancer.

Pour en savoir plus sur ce que tu dois savoir et faire en matière de cancer de la prostate, clique ici.

Publié le 3 févr. 2022
Mis à jour 31 août 2026

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