L’histoire de Glen : mon parcours avec le cancer de la prostate

Mo Bro Glen Williams
Mois de la sensibilisation au cancer de la prostate
J’ai commencé à m’impliquer auprès de Movember en participant aux rencontres du groupe de soutien Prostate Cancer Toronto. En février, je me suis porté volontaire pour raconter mon parcours avec le cancer à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer et, heureusement pour moi, ma relation avec organisation n’a cessé de se développer.
Ma seule et constante motivation est d’agir en quelque sorte comme un catalyseur pour amener les hommes à porter une plus grande attention à leur santé, particulièrement en ce qui concerne le cancer de la prostate. De simples analyses sanguines effectuées régulièrement peuvent sauver des vies. C’est pourquoi je continue de raconter mon histoire.
Partager les détails de tous les aspects de mon diagnostic de cancer, de mon traitement et de ma vie après le cancer m’a procuré un profond sentiment de satisfaction et d’utilité. J’ai saisi toutes les occasions de raconter mon expérience aux hommes qui venaient de recevoir un diagnostic, ainsi qu’à ceux qui suivaient un traitement.
Même si j’ai pu parler en détail de mon état de santé actuel à ma famille et à mes amis, plusieurs semblaient éviter toute conversation liée au cancer. Tout au long de mon parcours de traitement, j’ai pu discuter plus en détail de ma situation et de mes difficultés avec les professionnels de la santé qui me suivent et d’autres survivants. En participant aux rencontres bimensuelles du groupe de soutien Toronto Prostate Cancer, j’ai pu expliquer précisément comment se déroulait mon traitement et comment j’arrivais à continuer d’assumer mes responsabilités quotidiennes. Les témoignages de nombreux autres participants m’ont appris qu’ils avaient vécu des difficultés semblables à toutes les étapes de leur traitement.
Il y a eu beaucoup de hauts et de bas. Le plus difficile a probablement été de gérer les effets secondaires de mes traitements tout en essayant de répondre aux exigences de mon travail. Les traitements hormonaux par suppression androgénique (ADT) ont été les plus difficiles, entraînant une prise de poids, des sautes d’humeur et l’impression de ne plus être moi-même. La plupart des moments difficiles sont survenus pendant la période de traitement qui comprenait l’ADT, soit les traitements hormonaux mentionnés ci-dessus.
J’ai constaté que la meilleure façon de traverser cette épreuve était de rester occupé, d’avoir une vie sociale aussi active que possible et de faire régulièrement de l’exercice, ce qui, pour être honnête, était souvent très difficile. Pour moi, prendre soin de soi comporte deux volets : la santé physique et la santé mentale. J’ai fait de mon mieux pour rester occupé, avoir une vie sociale aussi active que possible et faire régulièrement de l’exercice. Même si c’était difficile, j’ai vite compris à quel point la forme mentale était essentielle et importante dans mon processus de guérison. La méditation, la pensée positive et l’activité physique ont fait une grande différence.
Apprendre à rire quand c’était possible a été important. Humour a joué un rôle essentiel — surtout l’humour un peu noir, qui tournait en dérision mon cancer et mon espérance de vie réduite. Beaucoup trouveraient cela insensible; moi, j’ai trouvé ça rafraîchissant et ça a permis de détendre l’atmosphère.
Je demeure optimiste : le chemin devant moi est encore long, et de nouvelles options thérapeutiques de pointe pourraient bientôt voir le jour et être envisagées. Je peux affirmer, en toute sincérité et avec une grande confiance, que je suis le meilleur parcours de traitement possible.
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