Santé mentale

Cinq mythes. Il est temps de les déboulonner.

Quatre personnes qui s’enlacent dehors au lever du soleil

Tu ne sauras pas toujours si quelqu’un traverse une période difficile. Pose-lui quand même la question.

Cinq idées fausses très répandues – et quoi répondre quand tu les entends.

Qu’est-ce qui peut empêcher quelqu’un de demander de l’aide? La peur de ce que tu vas penser.

La peur d’être jugé. La peur d’avoir l’air faible. C’est ce qui pousse les gens à garder le silence. En fait, un jeune sur trois aux prises avec un problème de santé mentale ne demande jamais de soutien.

Pour changer les choses, il faut commencer par ce que les gens entendent de la part des personnes en qui ils ont confiance. Chaque fois que quelqu’un répète un mythe sur la santé mentale, il devient un peu plus difficile pour une personne de son entourage de s’exprimer. Et chaque fois que quelqu’un dénonce une idée fausse, ça devient un peu plus facile.

Voici cinq mythes qu’il vaut la peine de connaître. Vois combien d’entre eux tu croyais peut-être vrais — et découvre quoi dire la prochaine fois que tu en entendras un.

1. « Ce n’est pas si courant. »

Faux. Deux jeunes sur cinq vivent un problème de santé mentale chaque année. Dans une équipe sportive de 20 personnes, ça représente 8 personnes. Dans un milieu de travail de 10 personnes, ça représente 4 collègues.

Quand une personne pense que ce qu’elle vit est rare ou bizarre, elle est plus susceptible de garder le silence. Personne ne veut être la seule personne dans cette situation.

Quoi dire à la place : « C’est beaucoup plus courant qu’on le pense. »

2. « Tu le saurais si quelqu’un vivait des difficultés. »

Faux. Les gens mettent beaucoup d’énergie à donner l’impression que tout va bien. Ils sont présents. Ils font des blagues. Ils disent « oui, ça va » même quand ce n’est pas le cas. Il n’y a pas un seul signe à surveiller.

Souvent, si une personne croit que les autres peuvent toujours voir quand quelque chose ne va pas — et que personne n’a rien dit —, elle supposera que personne ne se soucie d’elle. C’est pourquoi il est important de prendre de ses nouvelles, même quand tout semble bien aller.

Quoi dire à la place : « Beaucoup de gens font de gros efforts pour donner l’impression que tout va bien. C’est justement pour ça qu’il est important de prendre de leurs nouvelles. »

3. « Les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale sont imprévisibles. »

Faux. La plupart des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale font exactement les mêmes choses que tout le monde : elles travaillent, étudient, font du sport et élèvent des enfants. Quand on suppose que ces problèmes se manifestent toujours d’une certaine façon, on écarte les personnes qui ne correspondent pas à cette image.

Quoi dire à la place : « La plupart des personnes qui vivent une situation difficile ont l’air de tout le monde. »

Quatre personnes. Statistiquement, au moins l’une d’elles traverse une période difficile. Prends de ses nouvelles.

4. « Demander de l’aide est un signe de faiblesse. »

Faux. Cette croyance est profondément ancrée, surtout chez les jeunes hommes. La pression d’avoir l’air fort peut donner l’impression que demander de l’aide est un échec. Mais cette équation – être fort, c’est garder le silence – est l’une des principales raisons pour lesquelles les hommes ne demandent pas d’aide.

Si quelqu’un croit que demander de l’aide est un signe de faiblesse, il ne le fera pas. Et les gens autour de lui qui pourraient l’aider n’en auront jamais l’occasion.

Quoi dire à la place : « Demander de l’aide rapidement, c’est un geste de force, pas de faiblesse. »

5. « Tu devrais être capable de t’en sortir tout seul. »

Faux. Personne ne dit à un joueur de cricket de remettre lui-même son doigt cassé en place. Personne ne s’attend à ce qu’un joueur de football rééduque son ligament croisé antérieur dans son salon. Pourtant, lorsqu’il est question de santé mentale, on s’attend à ce que les gens se débrouillent seuls.

Ce mythe empêche les gens d’avancer. Ils attendent que leur santé se soit détériorée avant de demander de l’aide – et à ce stade, il est plus difficile de s’en remettre.

Quoi dire à la place : « Tu ne ferais pas ta réadaptation du genou tout seul. C’est la même chose. »

Comment mettre ça en pratique

Réfléchis à celles de ces cinq idées que tu as portées en toi. La plupart d’entre nous en acceptent au moins une sans la remettre en question.

Ensuite, reste à l’affût. Dans une conversation, après un match, au travail, à la maison. La prochaine fois que tu en entends un, pas besoin de faire un discours. Dis simplement ce que tu sais.

Une simple correction de la part d’une personne de confiance peut suffire à leur donner le courage de s’exprimer.

Il est aussi utile de savoir à quoi ressemble une personne qui traverse une période difficile. Renseigne-toi sur les signes qui pourraient indiquer que quelqu’un vit des moments difficiles.

Tu traverses une période difficile ou tu t’inquiètes pour quelqu’un? Trouve des ressources de soutien ici.

Publié le 31 août 2026

Partenaires Promotionnels

© 2026 Movember. Tous droits réservés. Movember est une organisation enregistrée en 84821 5604 RR0001

Movember Canada s'engage à honorer les communautés autochtones de Turtle Island en cherchant de façon intentionnelle et continue, la vérité et à apprendre tout au long de notre route vers la réconciliation. Nous reconnaissons et acceptons notre propre rôle dans ce parcours, et nous offrons nos ressources en appuie à l'autodétermination des communautés autochtones. Nous nous engageons à travailler en étroite collaboration et de manière solidaire alors que nous avançons ensemble, avec humilité et respect. Dans nos efforts pour aider les hommes à vivre plus longtemps, plus heureux et en meilleure santé, Movember Canada s'engagera et collaborera avec les communautés autochtones pour améliorer les résultats en matière de santé masculine. Nous sommes ensemble sur cette route.