Les conversations que Michael Pezzetta espère susciter grâce à son Mo

Le joueur de hockey de la LNH Michael Pezzetta est assis dans un salon de barbier à Montréal. Il porte une casquette à l’envers et une moustache épique.

« Je suis fier de faire pousser mon Mo. » — Michael Pezzetta

Michael Pezzetta des Canadiens de Montréal est de retour pour une autre saison bien poilue. Pour Michael, tout repose sur les fonds amassés et les conversations lancées. Aide-le à changer le visage de la santé masculine.

Pourquoi je Mo

J’ai commencé à m’impliquer auprès de Movember quand je jouais au hockey junior. À l’époque, je n’arrivais pas vraiment à me faire pousser une moustache, mais je recueillais des fonds auprès de ma famille et de mes amis. À mesure que j’en apprenais davantage sur Movember et sa raison d’être, j’ai commencé à vraiment comprendre ce que le mouvement représentait pour moi. Pour moi, il s’agit de sensibiliser les gens à la santé masculine, mais c’est surtout la santé mentale qui m’a interpellé.

Le hockey, c’est un sport très macho. Tout le monde a l’impression de devoir être un « vrai homme ». Ce n’est pas toujours la meilleure façon de faire. Beaucoup d’hommes ont de la difficulté à parler de ce qu’ils ressentent.

Quand je jouais dans les rangs juniors, les joueurs devaient suivre des cours sur la santé mentale afin que nous puissions reconnaître les signes chez les personnes qui pouvaient éprouver des difficultés. Je me suis porté volontaire. Ça m’a vraiment ouvert les yeux sur la situation dans son ensemble.

Briser les préjugés dans le sport

Avant, pour faire face à ce que je vivais, j’avais notamment tendance à tout garder en dedans, sans pouvoir m’ouvrir ni vraiment en parler. Mais au fil de ma carrière, j’ai compris que ce n’était pas la meilleure façon de gérer mes émotions et mes sentiments. Ça fait simplement partie de la culture sportive. On a toujours dit : « Endure et passe à autre chose » ou « Sois un homme, débrouille-toi tout seul. » C’est quelque chose que je continue de travailler. Je m’efforce encore de m’ouvrir davantage et d’avoir les conversations difficiles, mais importantes, que j’essayais autrefois d’éviter.

Quand j’étais plus jeune et que je jouais au hockey junior, j’avais vraiment tendance à garder plus de choses pour moi. Puis, en progressant et en faisant mon entrée dans la ligue professionnelle, j’ai réalisé que ça me rendait plus anxieux, comme si j’étais sur des montagnes russes émotionnelles sur lesquelles je n’avais pas besoin d’être. J’ai constaté que parler de ce que je ressentais ou de ce qui se passait à ce moment-là, et mieux communiquer avec les gars de l’équipe, ma famille ou ma blonde, m’aidait à me sentir plus à l’aise. Ça m’aidait à me sentir mieux mentalement et à être dans un meilleur état d’esprit, plutôt que de continuer à m’enfoncer dans ce trou.

Amorcer des conversations dans la ligue et au-delà

Je joue dur. Je suis le genre de joueur qui ne lève jamais le pied. En me regardant jouer, tu pourrais te dire : « Hé, ce gars-là est un dur. » C’est vrai, c’est comme ça que je suis sur la glace, parce que c’est comme ça que je joue. Je dois être comme ça. Mais tu n’as pas à transposer cette attitude dans ta vie de tous les jours. Tu dois pouvoir t’ouvrir. Tu dois pouvoir exprimer ce que tu ressens et trouver des personnes de confiance avec qui partager tes émotions, pour ne pas tout laisser s’accumuler en dedans.

Comme je joue dans la LNH, je suis fier de laisser pousser mon Mo et de faire passer le message de Movember dans le vestiaire et ailleurs. L’an dernier, quelques-uns de mes coéquipiers et moi avons discuté de santé mentale dans le vestiaire. J’espère que, peu importe si une seule personne ou 100 personnes voient ceci, elles se diront : « Voici un gars qui joue au hockey, qui joue dur », un gars dont elles ne penseraient pas qu’il parlerait de ce qu’il ressent ou de ce qu’il pense. Mais elles me voient ici en parler et dire : « Voici comment je me sens. » Je veux que les gens sachent qu’ils peuvent en parler. Tu devrais parler aux autres de ce que tu ressens. Ça pourrait complètement changer ta vie. Même le simple fait de demander à quelqu’un qui laisse pousser son Mo ce que ça signifie pour lui peut lancer une conversation, et ces conversations peuvent ouvrir une porte pour la vie. Movember est un excellent moment pour tisser ces liens. Recueillir ces fonds et sensibiliser les gens afin de pouvoir sauver plus de personnes et permettre à davantage de gens de participer à des programs qui soutiennent la santé mentale, ça peut tout changer pour quelqu’un. Ça compte beaucoup pour moi d’en faire partie. Si tu songes à participer à Movember, fais-le. Que tu puisses te laisser pousser une moustache ou non. Une fois que tu commences, tu finis par y prendre goût. C’est ce qui m’est arrivé. Lance-toi.

Soutiens Michael et sa mission pour changer le visage de la santé masculine.

Publié le 1 nov. 2023
Mis à jour 31 août 2026

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