De retour en session : plaidoyer pour une stratégie en santé masculine

Une meilleure santé masculine profite à tout le monde.
Le Parlement reprend ses travaux. Les programmes sont établis, les priorités sont fixées et les budgets sont planifiés. Si la santé des hommes n’est pas à l’ordre du jour, la population canadienne continuera d’en payer le prix — en vies perdues, en familles touchées et en milliards de dollars engloutis par notre système de santé. Movember est là pour aider le gouvernement du Canada à changer les choses.
Le Parlement reprend ses travaux. Les programmes sont établis, les priorités sont définies et les budgets sont planifiés. Si la santé des hommes n’est pas à l’ordre du jour, la population canadienne continuera d’en payer le prix — en vies perdues, en familles touchées et en milliards de dollars puisés dans notre système de santé. Movember est là pour aider le gouvernement du Canada à changer les choses.
La plupart des gens connaissent Movember comme la cause pour la santé masculine qui invite à se laisser pousser la moustache pendant un mois. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que, tout au long de l’année, notre mission consiste à montrer clairement qu’une meilleure santé masculine profite à tout le monde.
En juin dernier, ce travail a notamment mené au lancement du rapport Le vrai visage de la santé masculine. Ce rapport a révélé le véritable coût d’une mauvaise santé chez les hommes : trop d’hommes meurent prématurément, les familles en subissent les conséquences et les systèmes de santé sont de plus en plus surchargés. Maintenant que le Parlement reprend ses travaux, nous demandons au gouvernement du Canada d’inscrire le rapport à l’ordre du jour. Nous pourrons ainsi enfin prendre des mesures pour mettre en œuvre la toute première stratégie de notre pays en matière de santé masculine.
Les constats sont alarmants
Deux hommes canadiens sur cinq meurent avant l’âge de 75 ans, principalement de causes évitables. Rien qu’en 2023, 75 000 hommes au Canada sont morts prématurément. Le suicide demeure la 4e cause de décès chez les hommes en général et la 2e chez ceux âgés de 15 à 44 ans, les hommes représentant les trois quarts de tous les décès par suicide. Les hommes autochtones et ceux issus de communautés vulnérables connaissent des résultats encore plus préoccupants.
Les répercussions économiques sont colossales
La mauvaise santé des hommes coûte au Canada CA$12,400,000,000 en une seule année. C’est environ ce qu’il faut pour faire fonctionner 12 hôpitaux. Et ce chiffre ne tient pas compte de toute l’ampleur des pertes de productivité et de main-d’œuvre active. Au-delà des coûts financiers, les familles et les personnes proches aidantes en subissent les conséquences : 66 % déclarent que leurs responsabilités de proche aidance ont nui à leur santé mentale et 50 %, à leur situation financière.
Le problème est ancré dans le système
Les normes néfastes, la stigmatisation et les préjugés sexistes créent une culture du silence qui empêche les hommes de consulter. 65 % des hommes attendent au moins six jours avant de demander de l’aide pour leurs symptômes, et près d’un sur dix reporte les soins pendant plus de deux ans. Même lorsqu’ils consultent, seulement 48 % disent s’être sentis écoutés lors de leur première interaction avec le système de santé — ce qui peut faire toute la différence entre un examen de routine et un état critique.
Ce que les chiffres nous révèlent vraiment
Derrière chaque statistique, il y a des familles, des communautés et des avenirs. Agir pour la santé des hommes permettra de sauver des vies, d’alléger la pression sur les hôpitaux et de renforcer la main-d’œuvre canadienne. Pour apporter un véritable changement, il faut réformer le système : reconnaître la diversité des besoins et mettre en place des infrastructures qui rejoignent les hommes, tiennent compte de leurs réalités et assurent la continuité de leurs soins — en commençant par une stratégie nationale sur la santé des hommes.
Le changement ne se fait pas en un jour
Nous n’avons pas publié ce rapport pour qu’il reste sur une tablette. Nous le lançons maintenant, alors que le Canada s’est doté d’un nouveau mandat fédéral et que nous sommes à un moment charnière pour façonner la suite.
Au cours de l’été, nous avons lancé le rapport avec des partenaires de l’Université de la Colombie-Britannique, mobilisé des responsables des politiques publiques partout au pays et préparé le terrain pour un automne placé sous le signe de la défense des intérêts et de l’action.
Le Parlement doit agir dès maintenant et s’engager à adopter une stratégie qui accorde la priorité à la prévention, donne aux systèmes de santé les moyens de joindre les hommes là où ils sont et produit des effets durables pour les familles, les personnes proches aidantes et les communautés.
Le Canada a l’occasion de montrer la voie. Maintenant que le Parlement siège de nouveau, la question est de savoir si nous sommes prêts à la saisir. Nous avons fait nos devoirs. C’est maintenant au tour de nos dirigeants de faire les leurs.





