L’ultra-athlète Stephen Lang parle du pouvoir de la vulnérabilité
Stephen Lang
« Quand tu enfiles une paire de chaussures de course, tu te concentres. Il y a aussi les endorphines que ça te procure. Quand je cours, j’ai l’impression de distancer tout le stress dans ma vie. Rien ne me traverse l’esprit et j’ai l’impression de prendre une pause de tout ce qui se passe dans nos vies bien remplies. Pour moi, courir est une façon de lâcher prise. »
L’ultra-athlète Stephen Lang s’est associé à Movember, un organisme de bienfaisance voué à la santé masculine, pour sensibiliser le public à la crise mondiale qui touche la santé mentale des hommes.
Lang est un athlète professionnel d’ultra-endurance et un aventurier, un directeur de production et un passionné de ski établi à North Vancouver, en Colombie-Britannique. Il a reçu un diagnostic de diabète de type 1 à l’âge de 11 ans, mais cela ne l’a pas ralenti. Toutefois, dans une nouvelle vidéo de Movember, l’athlète révèle que, pendant des années, il a caché les répercussions de la maladie sur sa santé mentale afin d’éviter de paraître « faible » ou « peu viril », comme il le croyait à l’époque.
C’est une triste réalité pour de nombreux hommes canadiens. Selon une étude de 2019 financée par Movember, la moitié des jeunes hommes ont évité de parler de leurs émotions parce qu’ils ne voulaient pas paraître moins virils.
« Nous devons tous composer au quotidien avec notre santé mentale et tout ce qui se passe dans notre vie. Ajoute à cela le diabète, l’anxiété, le trouble obsessionnel-compulsif et ce besoin d’être parfait. Je suis responsable de beaucoup de choses différentes en même temps. Je dois aussi prendre pleinement en charge mon diabète, mon bien-être mental, ma forme physique et mon mode de vie sain afin de bien équilibrer le tout. Tout ça me trotte dans la tête et crée une certaine anxiété que je dois gérer au quotidien. Et je ne veux pas en parler aux autres parce que je ne veux pas être négatif. »
« Souvent, on est trop fiers et on veut tout surmonter par nous-mêmes. On ne veut pas admettre qu’on traverse une période difficile ou qu’on vit quelque chose pour lequel on a vraiment besoin d’aide. »
Stephen a appuyé la campagne Man of More Words de Movember, qui encourage les hommes à accepter leur vulnérabilité et à se confier lorsqu’ils sentent que leur santé mentale est peut-être mise à rude épreuve ou qu’ils ont simplement besoin de parler à quelqu’un.
« Être un homme qui s’exprime davantage, c’est être prêt à s’ouvrir et à demander de l’aide. C’est correct de ne pas aller bien. Je suis fier de raconter mon parcours pour donner aux gens l’espoir et le courage de se dire : “J’ai des défis à relever, mais je peux les surmonter et réussir dans la vie.” Je ne veux pas que qui que ce soit souffre en silence. Demander de l’aide et parler des défis que nous vivons rend tout le reste plus facile. Il ne faut pas laisser notre fierté nous arrêter ni croire que c’est un signe de faiblesse. Ce n’est pas une faiblesse, c’est une force. »
Cette année, Stephen relève le défi de collecte de fonds Mo à ta façon de Movember, une aventure à choisir soi-même d’une ampleur épique, afin d’amasser des fonds essentiels et de sensibiliser la population à la santé physique et mentale des hommes tout au long du mois de novembre.
« Mon objectif est de parcourir 1 000 km et de faire 1 000 000 de pas à la seule force de mes pieds. Je veux aussi pratiquer des sports qui me font sortir de ma zone de confort. Je suis donc ouvert à ce que d’autres athlètes se joignent à moi pour découvrir quelque chose de nouveau. J’ai prévu une marge de 10 jours au cas où la maladie, le diabète ou une blessure m’obligeraient à prendre une journée de repos. Donc, techniquement, j’atteindrai mon objectif en 20 jours. »
Aide Stephen à atteindre son objectif de collecte de fonds : https://movember.com/m/stephenlangruns

