Comment tu peux contribuer à la prévention du suicide

Comment aider un homme qui pense au suicide?
Des conseils pour aider un homme qui a des pensées suicidaires. Contribue à réduire le suicide chez les hommes et soutiens une personne qui se sent dépassée. Apprends à reconnaître les signes avant-coureurs des idées suicidaires.
Pour mettre les choses en perspective : cela représente un homme par minute. De plus, la tragédie du suicide a un « effet d’entraînement » : on estime que chaque décès par suicide touche environ 130 personnes.
En termes simples, le taux de suicide chez les hommes est trop élevé. C’est pourquoi Movember s’engage à promouvoir un monde où les hommes ne meurent pas prématurément. C’est un enjeu énorme et complexe. Pourtant, nous savons aussi que la plupart des suicides peuvent être évités.
Tout le monde peut contribuer à prévenir le suicide – toi aussi.
Pourquoi le taux de suicide chez les hommes est-il si élevé?
Le suicide est un enjeu complexe.
Ce que vit une personne peut être une réaction à un traumatisme complexe, au décès d’un être cher, à une séparation, à une perte, à de l’intimidation, à une maladie mentale, à l’abus de substances ou à une autre situation extrêmement éprouvante. Cela peut aussi être provoqué par des événements qui bouleversent la vie, par le stress au travail ou à l’école, ou par la pression sociale. Il est important de savoir qu’il n’existe aucun seuil pour ces sentiments ni une seule « raison » qui explique le suicide. Il s’agit plutôt, bien souvent, d’une accumulation au fil du temps, avec des hauts et des bas, qui amplifie le stress sous-jacent jusqu’à ce que le poids de l’ensemble devienne accablant.
Comment savoir si quelqu’un a des pensées suicidaires?
Lorsqu’une personne a des pensées suicidaires et envisage sérieusement de s’enlever la vie, on parle d’idéation suicidaire. Elle peut avoir l’impression de n’avoir personne vers qui se tourner ou que personne ne comprendra ce qu’elle vit. Il est important de savoir reconnaître les signes qu’une personne traverse une période difficile, même s’ils sont subtils ou difficiles à repérer.
Voici quelques signes avant-coureurs courants du suicide :
- Repli sur soi. La personne commence à éviter les interactions sociales ou à s’isoler des autres.
- Sautes d’humeur. Surveille les changements d’humeur fréquents et intenses, comme une irritabilité accrue, de la tristesse ou un simple sentiment de résignation.
- Sommeil perturbé. Leur sommeil peut avoir changé considérablement. Ces personnes peuvent avoir de la difficulté à dormir ou dormir trop.
- Drogues et alcool. Une augmentation inhabituelle ou soudaine de la consommation d’alcool ou de drogues.
- La personne se laisse aller. Elle cesse soudainement de prendre soin de son apparence, de son hygiène personnelle ou de son domicile.
- Donner ses biens. La personne commence à donner des objets qui ont une valeur sentimentale ou matérielle.
- Prise de risques. La personne agit de façon impulsive ou se livre à des activités risquées malgré les conséquences.
Rappelle-toi qu’une personne qui pense au suicide pourrait ne pas le dire explicitement. Elle pourrait toutefois laisser des indices ou faire indirectement allusion à ce qu’elle vit. Par exemple, elle pourrait dire des choses comme « Je ne peux pas continuer comme ça » ou « Je veux juste mettre fin à cette souffrance. » Elle pourrait aussi commencer à parler de façon inhabituelle de la mort ou du fait de mourir.
Il est important de savoir que ces signes ne veulent pas nécessairement dire qu’une personne a des pensées suicidaires. Ils peuvent toutefois amorcer une conversation qui pourrait lui sauver la vie.
Comment puis-je aider un homme qui pense au suicide?
Ton sixième sens te dit que quelque chose ne va pas? Si tu penses que quelqu’un ne va pas bien, mais que tu ne sais pas trop comment amorcer une conversation, la ressource Repère les signes de Movember te donne les outils nécessaires pour passer à l’action. Utilise la méthode ALEC pour te guider dans la bonne direction.
Voici comment ça fonctionne :
Demande-lui s’il pense à s’enlever la vie, s’il a un plan, s’il a prévu un moyen ou s’il a fixé un moment. S’il répond « oui » à l’une de ces questions, il pourrait avoir besoin d’un soutien immédiat. Bien sûr, la méthode ALEC explique comment amorcer ces conversations. Elle présente aussi des étapes essentielles pour savoir comment réagir si tu sens que la personne minimise la situation. Par exemple, que fais-tu si quelqu’un te dit « Je vais bien », mais que tu sens que ce n’est pas le cas?
Écoute ce que la personne a à dire et accorde-lui toute ton attention. N’essaie pas de régler tous ses problèmes, même si ce que tu entends est lourd et sérieux. Tu es là pour écouter et offrir ton soutien.
Encourage-les à agir en les incitant à chercher du soutien. Encore une fois, ton rôle est de leur montrer que tu es là pour eux. Une bonne façon de le faire est de les encourager à reprendre les activités qui leur ont fait du bien par le passé. Si leur moral est bas depuis plus de deux semaines, c’est aussi un bon moment pour leur suggérer de parler à leur médecin (bien sûr, si une personne est en situation de crise, appelle une ligne d’aide en cas de crise pendant que tu es avec elle).
Prends de leurs nouvelles régulièrement pour voir comment ça va. En personne, c’est toujours mieux. Essaie de les voir et de faire quelque chose d’amusant ensemble. Si ce n’est pas possible, essaie en ligne ou appelle-les. Encore une fois, ils sauront ainsi qu’ils peuvent compter sur toi. Surtout, ne les laisse pas tomber.
ALEC Les conversations peuvent être étonnamment simples quand tu sais quoi faire.
Et si tu ne sais pas trop quoi dire? Consulte ces conversations pratiques pour acquérir les compétences essentielles. Elles pourraient bien sauver la vie de quelqu’un.
Mythes et idées fausses courantes sur le suicide
Ce dernier point mérite une attention particulière : il circule beaucoup de fausses informations sur le suicide. Malheureusement, celles-ci peuvent aggraver le problème.
L’un des mythes les plus répandus sur le suicide veut qu’une personne qui parle de suicide le fasse simplement « pour attirer l’attention ». C’est faux. Si une personne parle de s’enlever la vie, il est important que tu la prennes au sérieux.
Un autre mythe veut que parler de suicide avec une personne qui a des pensées suicidaires augmente son envie de mourir. En fait, c’est tout le contraire : les personnes qui ont l’occasion de s’ouvrir et d’exprimer ce qu’elles ont en tête ressentent souvent un certain soulagement face aux pensées accablantes de désespoir et à la douleur émotionnelle.
En cas de doute, demande conseil à un professionnel dûment qualifié et consulte des sources fiables pour t’informer.




