Anthony, un Mo Bro, raconte les étapes de son parcours avec le cancer testiculaire

Le Mo Bro Anthony Mastrogiulio et le cancer testiculaire

Anthony Mastrogiulio

Le diagnostic de cancer du testicule d’Anthony est tombé pendant sa dernière année d’université, après qu’il a découvert une masse dans un testicule. Découvre son parcours de traitement et de rétablissement.

C’était au début de février, pendant le semestre d’hiver de ma dernière année d’université, que j’ai remarqué pour la première fois que quelque chose clochait. Sous la douche, j’ai senti une toute petite masse dure et indolore. Je ne voulais pas craindre le mot en « c », alors je me suis convaincu que ce n’était rien et j’ai laissé passer une semaine. Peu après, il m’est devenu de plus en plus difficile de monter les escaliers sans être à bout de souffle ni ressentir de fortes douleurs au dos, et cette petite masse avait presque triplé de volume. Je savais qu’il était temps de consulter un urologue... Première étape.

Je me suis présenté à ce tout premier rendez-vous chez l’urologue assez mal à l’aise à l’idée de subir un examen des testicules, mais plutôt rassuré en pensant qu’on allait me dire que ce que j’avais senti n’était qu’une hernie. Mon médecin a levé les yeux vers moi et m’a dit : « Je suis désolé... mais je suis certain à 99 % que tu as une tumeur testiculaire. »

Le , j’ai reçu un diagnostic de cancer des testicules. À ce moment-là, mon urologue m’a expliqué que le taux de réussite des traitements contre cette maladie était très élevé, mais qu’il était temps de « mettre mon casque et de partir au combat ». Les 24 heures suivantes ont été ponctuées d’examens, d’imagerie médicale et de nombreux appels téléphoniques difficiles. Il n’y a vraiment aucune façon de se préparer à une telle nouvelle, mais il faut continuer d’avancer.

La semaine suivante, j’ai subi une orchidectomie pour retirer le testicule atteint. L’intervention a duré moins de 15 minutes et j’ai pu rentrer chez moi le jour même. Enfin, j’ai ressenti un certain soulagement en me disant que le cauchemar avait disparu aussi vite qu’il avait commencé. Malheureusement, d’autres analyses sanguines et tomodensitométries ont révélé que ma tumeur initiale s’était déjà propagée à mes ganglions lymphatiques et qu’une autre intervention chirurgicale était nécessaire... Étape 2.

Mon médecin m’a expliqué que la prochaine étape serait un curage ganglionnaire rétropéritonéal, une intervention chirurgicale majeure réalisée par des professionnels chevronnés afin de retirer tous les ganglions lymphatiques atteints entre le bassin et la poitrine. Jamais la peur de mourir ne m’avait autant envahi qu’à ce moment-là. Mais il faut suivre notre parcours et continuer d’avancer, une étape à la fois. Après cinq heures en salle d’opération, mon médecin et son équipe ont retiré manuellement 64 ganglions lymphatiques et effectué une biopsie avec succès. Les mots ne suffisent pas à exprimer toute ma reconnaissance envers mon médecin, son équipe et l’ensemble du personnel de cet établissement pour tous leurs efforts. Le rétablissement a été extrêmement éprouvant : je n’ai rien pu manger ni boire pendant une semaine et marcher me semblait presque impossible, mais les autres patients et le personnel de l’établissement ont toujours su me redonner le sourire.

Le soutien et la positivité qui régnaient dans les couloirs étaient incommensurables. Des médecins en chef aux patients, il était clair que ce combat ne se mène JAMAIS seul. J’arrivais à peine à me tenir droit, encore moins à marcher, et ma cérémonie de remise des diplômes universitaires avait lieu une semaine plus tard. Il était évident que je n’avais aucune intention d’y assister. Cependant, je partageais ma chambre avec un patient extraordinaire, qui a fait d’innombrables tours de l’étage de convalescence avec moi pour s’assurer que je serais prêt à monter sur scène lors de ma remise des diplômes. Il commençait toujours sa journée en disant : « Faisons de cette journée une belle journée. » C’est donc ce que nous avons fait. Tous les jours.

Je suis sorti de l’hôpital à peine deux jours avant que nous montions sur cette scène du Radio City Music Hall pour recevoir notre diplôme. Je dis « nous » parce que je n’ai jamais traversé cette épreuve seul. Ce sont les personnes qui se battent à tes côtés tout au long du parcours qui te soutiennent et te portent jusqu’à la ligne d’arrivée. Je me suis toujours souvenu d’elles comme de ma famille du cancer... Étape 3.

Alors que j’avais l’impression d’être au sommet, tout s’est rapidement écroulé. Trois mois plus tard, mes marqueurs tumoraux et ma tomodensitométrie ont révélé une légère récidive d’une tumeur existante dans la région pelvienne, ce qui signifiait que je devais maintenant suivre quatre cycles de chimiothérapie. Ce que je croyais enfin derrière moi refaisait surface. C’était vraiment déroutant sur le plan émotionnel, car chaque fois que je pensais que le pire était passé, quelque chose de plus grand et de plus sombre semblait surgir. À court terme, les symptômes étaient terribles. Mais dans l’ensemble, ce n’était qu’une étape de plus. Au fil de mon parcours, je me suis rappelé qu’on ne gravit jamais seul l’escalier du cancer.

Il y a toujours quelqu’un qui a franchi cette étape avant toi, et il y aura toujours quelqu’un qui la franchira après toi. C’est pourquoi il est important de tendre la main à ta famille du cancer et de l’aider à avancer. Peut-être même de lui rappeler d’essayer de faire de chaque jour une belle journée. Je me sens privilégié d’avoir vécu ces expériences et je suis reconnaissant d’avoir l’occasion de les raconter dans l’espoir d’aider quelqu’un d’autre. Avec l’aide de Movember et de ma communauté Mo, c’est exactement ce que je peux faire.

Publié le 6 avr. 2022
Mis à jour 29 août 2026

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