À sa première année comme Mo Bro, Georges Laraque s’attaque aux tabous entourant la santé masculine

« Mon espoir pour l’avenir, c’est qu’il n’y ait plus aucun tabou pour les hommes qui demandent de l’aide. »
L’ancien joueur de la LNH Georges Laraque vient de célébrer son premier Movember. Découvre pourquoi il porte la Mo.
Dans la LNH et l’industrie du hockey, les gens regardent les matchs et trouvent ça vraiment génial. Ils se disent qu’on pratique un sport qu’on aime, qu’on gagne beaucoup d’argent et que tout est facile. Mais la pression est énorme. D’abord, il faut être performant chaque jour, parce qu’il y a toujours un joueur qui veut prendre ta place. Rien ne t’est garanti. Si tu es un bagarreur, tu ressens la pression de gagner et la peur de te blesser. Tout ça te trotte dans la tête et crée de l’anxiété.
Parfois, les gars gèrent cette anxiété en consommant de l’alcool ou des drogues, ce qui entraîne encore aujourd’hui des problèmes. Beaucoup d’hommes parmi nous ont la tête dure. On ne veut montrer aucun signe de faiblesse. On ne veut montrer aucune émotion. On ne veut pas se confier. On ne veut pas demander de l’aide. On porte toute cette pression sur nos épaules, et ça nuit à notre santé mentale.
Il y a bien des années, c’était tabou. Mais ça ne l’est plus. De plus en plus d’hommes en parlent ouvertement, notamment des hommes qui ont réussi et des athlètes. Ils montrent à tout le monde qu’il n’y a pas de mal à demander de l’aide – et que ça peut t’aider à mieux réussir dans tout ce que tu entreprends.
J’ai beaucoup médité pour m’aider à traverser mes périodes d’anxiété, et j’ai consulté différents thérapeutes pour m’aider à me libérer l’esprit de tout ce que mon travail y avait laissé. Pendant ma carrière, j’avais beaucoup de difficulté à m’engager dans des relations sérieuses à cause de mon anxiété. La pression du jeu et du combat me pesait : je n’arrivais pas à me concentrer et l’anxiété occupait constamment mon esprit. En vieillissant et en approchant de la fin de ma carrière, j’ai commencé à faire davantage de yoga et de méditation. Ça m’a aidé à m’engager plus facilement dans une relation, parce que ça apaisait mon anxiété. J’ai obtenu l’aide dont j’avais besoin pour faire le ménage dans mon esprit et gérer toute cette anxiété, ce qui m’a permis de vivre plus facilement et de partager ma vie avec quelqu’un.
Mon espoir pour l’avenir, c’est qu’il ne reste plus aucun tabou entourant les hommes qui demandent de l’aide. Je veux qu’il y ait autant d’hommes que de femmes en thérapie. Que demander de l’aide soit reconnu comme un signe de force. Mon message aux hommes, c’est de ne pas croire qu’ils doivent être invincibles. C’est correct de demander de l’aide. Ça ne fera pas seulement du bien à celui qui en demande, mais aussi à tout son entourage. Demander de l’aide montre à la prochaine génération, à vos enfants, que c’est correct. C’est normal. Et c’est bon pour tout le monde.




